
Les Etoiles du cirque de Pékin présente la légende de Mulan
au Cirque Phénix (Paris, Pelouse de Reuilly), le 15 Janvier 2012
L'histoire
En l’an 316, dans les paysages surplombés par la grande muraille, les Huns envahissent le pays. L’Empereur, pour assurer sa défense, décrète alors la mobilisation d’un individu mâle par famille.
Alors que des roulements de tambours assourdissants annoncent la conscription de tous les hommes de son village, la jeune Hua Mulan, tisseuse au visage d’ange, s’interroge sur la place qu’elle doit tenir au sein de sa famille. Fille unique, Mulan s’oppose au départ de son père, invoquant sa maladie. Au lever du jour, la jeune beauté coupe ses longs cheveux noirs à l’aide d’une épée, subtilise l’armure de son père et part pour le camp.
Mulan est connue en Chine comme Jeanne d’Arc l’est en France. Toutes deux ont bousculé les codes et se sont affranchies d’une destinée tracée pour construire leur propre histoire. Elles sont l’une et l’autre aujourd’hui des héroïnes modernes qui ne cessent d’inspirer les créateurs. Visionnaires, elles incarnent des le commencement de leurs histoires respectives la femme actuelle, héroïnes titulaires d’un destin lié à celui des hommes de leurs pays.
Mon avis
Un bon divertissement familial bien sur. Tous les artistes sur scène sont d'une technicité incroyable.
Les numéros sont variés et le show ne lasse pas, malgrè une durée totale de deux heures.
Pour l'histoire, c'est pas évident à suivre, car on est plutôt subjugués par les talents des protagonistes, donc on se laisse porter par cette admiration ..
Le show vu à Paris, était en fait le dernier sur la capitale, le cirque va maintenant écumer 43 villes de France pour présenter ce spectacle dans les conditions qu'on lui prêtera (apparemment show en frontal alors qu'ici il était circulaire).
Le show a déjà vu un nombre impressionnant de visiteurs (plus de 350 000), la moyenne par représentation étant de 4300 spectateurs.
Pourtant la publicité n'a pas été nombreuse ... comme quoi un spectacle peut aisément vivre par sa qualité et le bouche à oreille.
Bref, si la troupe passe par chez vous, c'est une très bonne sortie en famille que voila. Petits et grands seront émerveillés de la même manière.
PROGRAMME (50 artistes, 14 numéros, 300 costumes, 2h00 dont 20 min d’entracte)
Première partie
La circonscription
Ouverture tambour du début avec acrobates et dragon.
Les tambours sont présents dans de nombreuses célébrations chinoises : leurs sonorités sont destinées à éloigner les mauvais esprits. La Danse du Dragon est un symbole de félicité et une démonstration de puissance. En outre, le dragon est le compagnon de route de Mulan.
Jongleurs : La manipulation d’objets, et notamment des objets du quotidien, est une manière de se relier au monde des esprits. Dans le culte Taoïste, lors de cérémonies funéraires, la manipulation d’objets comme une ombrelle et un chapeau renvoie aux rotations du soleil et à la mesure du temps.
Antipodistes avec parapluie : Jongler avec les mains ou avec les pieds : l’antipodisme est une variante du jonglage classique et une manière de montrer une virtuosité étonnante en manipulant des objets bien plus lourds et bien plus volumineux que ceux propulsés avec les mains.
Epées : Le danger à la pointe de l’épée : un jeu d’adresse et d’équilibre incertain où l’objet manipulé, aiguisé et tranchant, renvoie au duel et au défi. Les démonstrations d’habileté avec les armes sont plus rares que celles qui utilisent des objets du quotidien. Depuis toujours, les chinois apprécient la magie et s’émerveillent des apparitions et disparitions d’objets ou d’être vivants. Le jeu des masques où les transformations à vue font partie des effets magiques les plus appréciés tant à la Cour qua dans la rue.
Duo sangles : Les sangles permettent de faire croire à l’homme qu’il se rapproche des oiseaux. Mais c’est aussi une démonstration de force où la vie de l’acrobate ne tient parfois qu’à un… fil.
Gongfu : Selon les sources, les arts martiaux sont nés en Inde où, comme le main à main et le saut des cerceaux, issus de la légendaire Bataille des Cors, fondement de l’imaginaire chinois au même titre que l’histoire de Mulan. La représentation actuelle des combats est une illustration des féroces batailles que se sont livrés le Dragon des Marais et l’Empereur Jaune, il y a à peine quelques millénaires...
Equilibre des chaises : Construire une pyramide de chaises, c’est essayer de se rapprocher du Ciel. En empilant des objets banals, que l’on trouve dans toutes les maisons, les acrobates démontrent doublement leur virtuosité : ils transforment une simple chaise en support d’équilibre et en moyen d’accès au paradis…
La bascule : Un numéro dynamique, hérité des systèmes de propulsion les plus anciens. La bascule est une forme de catapulte destinée à lancer des pierres, ou des soldats, à l’assaut des murailles lors des sièges ou des attaques.
Deuxième partie
Tambours
Mâts pendulaires : Le mât chinois est une adaptation scénique des joutes inspirées par la cueillette des fruits où les jeunes hommes du village déploient force et agilité pour monter le long des troncs et décrocher les fruits convoités. Cette technique est aussi inspirée par l’énergie des marins lorsqu’ils s’élancent dans les gréements pour manipuler voiles et filins. Traditionnellement statique, le mât chinois est devenu pendulaire: une manière de dynamiser une discipline ancienne et de lui offrir de nouvelles possibilités de jeu.
Les étoiles filantes : Un numéro traditionnel, exécuté la nuit au bord des rivières ou des étangs pour accentuer le reflet des braises sur la surface de l’eau. Le nom d’étoiles filantes vient du rougeoiement des fragments de charbon placés dans les coupelles reliées par un fil que l’acrobate fait tourner à toute vitesse. Dérivées des bolas argentins ou du bulu mongol, les étoiles filantes chinoises peuvent aussi devenir des armes redoutables.
Duo tissu aérien : Innovation française, le tissu aérien est devenu une discipline universelle. Sa fluidité et les possibilités infinies qu’il offre en matière de mouvement et de figures acrobatiques en font un élément scénographique efficace pour illustrer, notamment, le romantisme d’une rencontre amoureuse.
Main à main : Un numéro de force inspiré par les anciens combats rituels, issu lui aussi de la célèbre Bataille des Cors, un combat légendaire illustré aujourd’hui par le main à main et les arts martiaux.
Antipodistes aux tambours : Une amusante métaphore des jeux populaires avec l’utilisation d’un instrument de musique qui annonce aussi bien la défaite que la victoire. C’est une manière élégante d’illustrer l’agilité des artistes à jouer avec leurs pieds pour créer de nouvelles figures acrobatiques.
Cerceaux : Un numéro hérité des pratiques guerrières, où l’agilité des combattants leur permet d’échapper à la mort en étant capable à la fois de sauter et de franchir des obstacles toujours plus élevés et toujours plus étroits; . C’est un numéro issu du légendaire combat entre le Dragon et l’Empereur Jaune.
Danse de boucliers : Un numéro chorégraphique où les boucliers perdent leur statut d’objets défensifs pour devenir un prétexte à des compositions visuelles spectaculaires.